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02 février 2007L'ecstasy peut endommager le cerveau dès les premières prisesL'ecstasy peut endommager le cerveau dès les premières utilisations Des chercheurs néerlandais ont montré qu'une petite quantité d'ecstasy chez des nouveaux utilisateurs peut être dommageable pour le cerveau. Ils ont observé des altérations de certaines cellules nerveuses et une diminution de la circultation sanguine dans quelques régions du cerveau ainsi qu'une diminution dans la performance à des tests de mémoire verbale chez des jeunes adultes qui n'avaient pris, en moyenne, que 6 comprimés au cours des 18 derniers mois. L'ecstasy est une drogue stimulante et psychédélique. Elle agit sur les neurones (cellules nerveuses) qui communiquent au moyen de la sérotonine. La sérotonine joue un rôle important dans le contôle de plusieurs processus mentaux dont l'humeur et la mémoire. Des recherches antérieures ont montré que l'usage intensif et à long terme de l'ecstasy peut endommager ces neurones et causer de la dépression, de l'anxiété, de la confusion, des difficultés de sommeil et une diminution de la mémoire. Dr. de Win et son équipe ont examiné 188 volontaires qui n'avaient pas consommé d'ecstasy mais qui étaient à risque de le faire dans un futur proche. L'examen comprenait des mesures, au moyen d'imagerie cérébrale, de l'intégrité des cellules nerveuses et du flux sanguin dans différentes parties du cerveau ainsi que divers tests psychologiques. Après 18 mois, 59 de ces participants qui avaient consommé de l'ecstasy (6 comprimés en moyenne) et 56 qui n'en avaient pas consommé ont été ré-examinés. Les résultats montrent que des doses légères n'ont pas un impact sévère sur les neurones sérotonergiques et sur l'humeur.Toutefois il y avait des indications de changement dans l'architecture de certaines cellules et un flux sanguin diminué dans certaines régions du cerveau, suggérant des effets prolongés de la drogue, incluant des dommages aux cellules. La performance aux tests de mémoire verbale était également diminuée. "Nous ne savons pas encore si ces effets sont temporaires ou permanents", explique l'auteur. "Nous ne pouvons donc conlure que la consommation d'ecstasy, même en légère dose, est sécuritaire pour le cerveau. Les gens devraient être informés du risque." Sources :
Libellés : Anti-drogues, Cellules nerveuses, Cerveau, Consommation, Ecstasy, Serotonine, Tests 17 janvier 2007Une zone du cerveau contrôle l'addiction à la nicotineLa lésion d'une zone du cerveau ferait disparaître le besoin de fumer. Un phénomène qui a surpris les chercheurs américains dont l'étude est publiée vendredi dans la revue "Science" et qui pourrait bien apporter un nouvel éclairage sur le phénomène de dépendance. Ces travaux font suite au témoignage d'un gros fumeur survivant d'un accident vasculaire cérébral, qui a pu renoncer sans difficulté à ses deux paquets de cigarettes quotidiens, sans envie de fumer, ni besoin de substituts nicotiniques ni même de réel désir d'arrêter. S'arrêter dans ce cas, "c'est comme une lumière qui s'éteint", explique le Dr Antoine Bechara de l'Université du Californie du Sud, qui a réalisé des scanners cérébraux de 69 fumeurs et anciens fumeurs pour localiser la région impliquée. "C'est très frappant", dit-il. Cette découverte devrait orienter les chercheurs vers de nouvelles voies de recherche de stratégies antitabac, qui ciblent notamment cette petite région du cerveau impliquée, l'insula. Elle a d'ailleurs provoqué l'excitation de la communauté des addictologues qui croit que l'insula pourrait aussi jouer un rôle dans d'autres addictions. "C'est une découverte fantastique", a réagi le Dr Nora Vlkow, directrice de l'Institut national américain de l'abus de drogues. "Cette étude nous montre sans équivoque que l'insula est une structure cérébrale clé dans la perception de l'envie pressante à consommer un produit", un désir qui est l'épine dorsale de la dépendance." L'insula semble être l'endroit du cerveau dans lequel les états physiologiques se traduisent en émotions conscientes, en anxiété par exemple. Quand ces sensations sont provoquées par une substance particulière, l'insula agit comme une sorte de quartier général du besoin. Bechara et ses collègue ont donc consulté leurs registres et selectionné 69 personnes fumeuses régulières avant leur accident. Dix neuf d'entre elles présentaient une lésion de l'insula. Treize d'entre elles ont arrêté de fumer, dont douze au cours de la journée de l'accident, sans avoir jamais repris, ni même ressenti le besoin de fumer. Parmi les 50 autres personnes atteintes dans d'autres régions cérébrales que l'insula, 19 ont arrêté de fumer, mais quatre seulement présentaient les caractéristiques d'une rupture de la dépendance. Aucun des patients ayant une lésion à l'insula et perdu leur goût de fumer n'ont perdu leur goût de manger et ne se sont mis à manger moins. Cela suggère que les dommages à l'insula ne font pas perdre à la personne les besoins fondamentaux. Les dommages affecteraient seulement les "plaisirs appris", expliquent les chercheurs. Cela implique que l'insula pourrait aussi contrôler d'autres types d'addiction. Sources :
Libellés : Addiction, Anti-drogues, Cellules nerveuses, Cerveau, Envie-de-fumer, Nicotine, Scanner 31 décembre 2006Tabac: ''J'arrête'' fonctionne mieux que ''J'arrêterai''Selon une recherche, parue dans le British Medical Journal, les fumeurs qui décident d'arrêter de fumer sur le champ réussissent plus souvent que ceux qui le font en planifiant à l'avance. Plus de 1800 fumeurs et anciens fumeurs ont été questionnés sur leur dernière tentative d'arrêter de fumer. Plus de la moitié rapportaient avoir pris une décision instantanée sans avoir planifié à l'avance. Ce comportement se produisait davantage chez les 55 ans et plus, période où les accidents de santé sont plus fréquents, y compris dans l'entourage. Ces tentatives non planifiées avaient 2.6 fois plus de chances d'être réussies (au moins six 6 mois d'arrêt) que celles planifiées à l'avance. Selon les chercheurs, ces résultats ne condamnent pas la planification qui peut être utile pour préparer de l'aide (thérapie de remplacement de la nicotine, support, informations, etc.), elle met plutôt en évidence l'importance de l'état d'esprit. Les chercheurs font l'hypothèse que le fumeur est déjà sensibilisé. Éventuellement un déclencheur, même petit, l'amène à se décider à faire une sérieuse tentative, prêt ou pas. Les chercheurs recommandent de tenir compte de cette observation sur la décision non programmée dans le cadre des campagnes antitabac. Source : British Medical Journal Online First, 27 janvier 2006, Online edition. Libellés : Anti-drogues, Antitabac, Arreter, British-Medical-Journal, Fumeurs, Nicotine, Tabac 12 octobre 2006Fumer des cigarettes inciterait à boire davantage d'alcoolL'AFP indique que selon une étude américaine, « fumer des cigarettes diminue les effets de l'alcool et incite donc à boire davantage pour conserver les mêmes sensations ». Rapportant qu'une expérience menée sur des rats a montré que le tabac réduisait la concentration d'alcool dans le sang, l'agence indique que selon le Pr Cheng, directeur de l'étude, « comme la nicotine diminue significativement l'effet recherché de l'alcool - en particulier chez les gros buveurs tels que les étudiants - cela pourrait encourager à boire plus pour parvenir à l'effet plaisant ou attendu ». L'agence note que selon L'institut national de la santé américain, le mélange alcool - tabac comporte des risques spécifiques en favorisant la synthèse de substances toxiques et en diminuant à long terme l'efficacité des médicaments sur l'organisme. Conclusion sur les propos d'une responsable de l'Institut « ces résultats devraient servir d'avertissement au grand public concernant les dangers de la consommation de plusieurs drogues, dans la mesure où les interactions entre ces substances sont souvent imprévisibles et dangereuses » ". Libellés : Alcool, Alcoolique, Anti-drogues, Antitabac, Boire, Cigarettes, Effets, Experience, Fumeurs, Tests 11 septembre 2006Comment reconnaître la dépendance à l'alcool ?Comment reconnaître la dépendance à l'alcool ? Voici les critères permettant d'identifer une dépendance à l'alcool : Trois ou plus des caractéristiques suivantes sont présentes:
Libellés : Addiction, Alcool, Alcoolique, American-Psychiatric-Association, Anti-drogues, Dependance 06 juin 2006Les problèmes d'alcool et de drogue s'imposent aux entreprises62% des entreprises sont confrontées à des problèmes d'alcool avec leurs salariés. D'autres travaux montrent que l'usage de drogues dures se développe. Et la drogue au travail n'est pas uniquement réservée aux drogués du travail. Un état des lieux inquiétant. C'est une réalité restée longtemps taboue. L'alcool et, de plus en plus, les drogues font partie intégrante du monde du travail. A tel point que les entreprises, désarmées face au problème, s'en inquiètent. Pour la première fois à l'échelle nationale, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) a mené deux enquêtes : l'une auprès des directeurs des ressources humaines d'un échantillon d'entreprises, l'autre auprès des salariés. Résultat : près d'une entreprise de plus de 50 salariés sur trois (62%) a des problèmes liés à l'alcool avec ses salariés. Et pour cause, un salarié sur dix (11%) avoue boire régulièrement de l'alcool au travail en dehors des traditionnels pots et des repas. 14% des DRH ont rencontré des problèmes à cause du cannabis. Avec des conséquences importantes à la clé : accidents du travail, absentéisme, problèmes relationnels, baisse de la productivité? Si les DRH déclarent que la consommation d'alcool est la thématique que laquelle ils sont le plus vigilant, 69% des entreprises n'a jamais mené d'action de prévention. La loi, elle, encadre mais n'interdit pas la consommation de tous les alcools dans l'enceinte de l'entreprise. L'enquête de l'Inpes, quantitative, n'a pas exploré les causes de ce phénomène. Mais d'autres travaux se sont penchés sur le problème. Outre l'alcool et le cannabis, la prise de drogues dures ? cocaïne, ectasy, amphétamines - serait en train de se développer chez les salariés, et plus seulement dans les milieux du show-business et de la publicité, même si le phénomène est mieux caché. D'ailleurs dans l'enquête de l'Inpes, seuls 2% des DRH déclarent avoir eu des problèmes liés à l'usage d'autres drogues. Mais les médecins voient le phénomène se développer depuis cinq ans. "Je reçois des gens qui prennent de la cocaïne dans leur entreprise. Ils s'en servent comme stimulant pour travailler plus dur, pour faire face à la concurrence de leurs collègues. Ceux qui veulent arrêter ont besoin d'aide" déclarait Michel Hautefeuille, psychiatre, spécialisé dans le traitement des toxicomanes, cité par Le Monde dans une enquête consacrée à la cocaïne début avril. « Les gens pensent décupler leurs facultés. En réalité, les capacités intellectuelles ne sont pas modifiées », précise au Figaro Astrid Fontaine, ethnologue, auteure d'un livre sur les drogues et le travail. Les cadres en quête de performance ne sont d'ailleurs pas les seuls concernés, d'après les experts : enseignants stressés, employés de poste, représentants payés uniquement à la commission, patrons de PME en difficulté, techniciens aux horaires décalés et salariés menacés de licenciement consomment aussi ces drogues devenues plus abordables financièrement. A propos de la cocaïne, l'Observatoire Français des drogues et toxicomanies constatait en 2005 que "les milieux sociaux concernés par cette consommation sont devenus tellement larges et hétérogènes qu'il est difficile aujourd'hui de dresser un portrait type du consommateur". Les salariés interrogés par l'Inpes disent avoir conscience des répercussions de l'alcool sur les accidents, sur la qualité du travail et sur la mauvaise image de l'entreprise, notamment dans les secteurs des transports et de la construction. Jeudi dernier, le président de la République annonçait pour bientôt un plan d'action global contre les addictions - tabac, alcool, drogues ? devenues « causes majeures de cancer ». Manifestement, elles sont aussi des « causes majeures » de problèmes au travail. Libellés : Alcool, Anti-drogues, Cocaine, Entreprises, Travail, Usage 07 mai 2006Drogues : comment on devient accroAlcool, amphétamines, cocaïne... La dépendance est un phénomène beaucoup moins simple que ce que l'on pensait jusqu'à présent. Une équipe du Collège de France vient de défricher une nouvelle piste. Mais les traitements qui en découleront sont encore lointains Bien que l'usage de substances psychotropes remonte à l'aube de l'humanité et soit répandu dans toutes les cultures, ce phénomène universel reste mal compris. D'où vient le pouvoir des drogues ? Pourquoi le plaisir qu'elles procurent tourne-t-il au cauchemar de la dépendance, au moins pour certains consommateurs ? Que se passe-t-il dans le cerveau du sujet alcoolique ou héroïnomane pour qu'il en arrive à ressentir l'absorption de la substance addictive comme une nécessité plus urgente que celle de se nourrir ? Depuis des décennies, les neurobiologistes pensaient que la réponse se trouvait dans le « circuit de la récompense », dont le rôle est de procurer une sensation agréable associée aux fonctions vitales, par exemple la satisfaction qui suit un bon repas ou le plaisir sexuel. Du point de vue biochimique, ce circuit repose sur un neuromédiateur omniprésent dans le cerveau, la dopamine. Selon la théorie admise, le pouvoir des drogues vient de ce qu'elles libèrent de la dopamine et activent le circuit de la récompense. Chez l'individu dépendant, la consommation du produit addictif devient pour ainsi dire équivalente à une fonction vitale. Cette théorie simple et élégante avait convaincu la majorité des scientifiques, mais elle avait un point faible : elle n'expliquait pas pourquoi certains individus deviennent plus facilement dépendants que d'autres. De plus, au cours des années, on a accumulé des observations qui montrent que la consommation de drogues n'est pas nécessairement associée à la libération de dopamine. Les effets des psycho-stimulants comme les amphétamines ou la cocaïne cadraient bien avec la théorie, mais ceux des opiacés beaucoup moins et ceux du cannabis encore moins. Ces contradictions ont conduit Jean-Pol Tassin et son équipe, du laboratoire de neurobiologie pharmacologique du Collège de France (unité 114 de l'Inserm), à s'intéresser à une autre piste. Leurs travaux, dont les derniers résultats paraissent le 9 mai dans la revue de l'Académie nationale des Sciences des Etats-Unis (« PNAS », vol. 103, n°19, pp 7476-7481), aboutissent à une nouvelle théorie de la dépendance, dans laquelle la vedette n'est plus la dopamine, mais deux autres neuromédiateurs fondamentaux, la noradrénaline et la sérotonine. Le circuit de la noradrénaline gère les informations nouvelles qui nous viennent de l'environnement. La sérotonine, elle, entretient le traitement des informations internes et protège le système nerveux central du « bombardement » des événements extérieurs. Les deux circuits sont complémentaires : notre cerveau a besoin d'être informé des changements externes tout en maintenant une continuité interne. Pour que le fonctionnement de l'ensemble soit harmonieux, une coordination est nécessaire entre neurones à noradrénaline et neurones à sérotonine, ce que Jean-Pol Tassin illustre par une métaphore sportive : « La noradrénaline est un sprinter, et la sérotonine, un coureur de fond. Le sprinter court très vite pendant de brèves périodes, entre lesquelles il circule lentement; le coureur de fond, lui, va le plus souvent à une allure régulière. Les deux coureurs sont reliés par un fil. En général, c'est le coureur de fond, la sérotonine, qui va plus vite que le sprinter et le tire un peu. Lorsqu'il se passe quelque chose d'inhabituel, le sprinter se met à foncer et le coureur de fond le ralentit. » Il y a donc un lien constant - et nécessaire ! - entre les activités de la noradrénaline et de la sérotonine. Selon l'hypothèse de Jean-Pol Tassin et de ses collègues, l'effet des drogues addictives équivaut à couper le fil qui relie les deux coureurs, de sorte qu'ils partent chacun à son rythme sans plus tenir compte de l'autre. Il n'y a plus de coordination entre le circuit de la noradrénaline et celui de la sérotonine, ce qui introduit un dysfonctionnement permanent. « Prenez l'exemple d'un homme qui doit se rendre en voiture à un rendez-vous important, poursuit Jean-Pol Tassin. Il se retrouve coincé dans un embouteillage, réalise qu'il va être en retard; à ce moment précis, un scooter le double et casse son rétro. Le rôle de la sérotonine a été jusqu'alors de calmer sa frustration et de maintenir l'objectif - aller au rendez-vous sans se laisser perturber par les informations irritantes transmises par le circuit de la noradrénaline. Lorsque le scooter arrive, la sérotonine est épuisée et notre automobiliste oublie son objectif, sort de sa voiture et s'en prend violemment au conducteur du scooter. Lorsque les deux systèmes sont découplés, tout nouvel événement prend une importance disproportionnée.» Le sujet dépendant vit dans ce déséquilibre : il n'est plus capable de ramener les événements nouveaux à leur juste mesure, la moindre frustration devient insupportable, il ne peut plus différer la satisfaction du désir. Il est en proie à l'impulsivité, à la violence typique de l'alcoolique, au « craving ». Et le moyen le plus immédiat dont il dispose pour arrêter ce cauchemar est de reprendre la substance addictive, qui peut recréer une cohésion provisoire entre les deux « coureurs » ; mais cette cohésion ne dure pas, puisque le lien permanent est rompu, et il faut sans cesse reconsommer, d'où le cycle de la dépendance. La base biologique de cette théorie est aujourd'hui démontrée expérimentalement sur des souris de laboratoire pour plusieurs drogues : les psychostimulants (amphétamine, cocaïne), les opiacés (morphine, héroïne) et l'alcool - dont l'effet de « découplage » est très fort. Le cas du tabac est plus complexe : la nicotine seule ne semble pas produire d'effet, mais associée à d'autres composants de la fumée de tabac, elle pourrait produire un effet analogue à ceux des drogues. Les découvertes des chercheurs du Collège de France permettront-elles d'aider les sujets dépendants ? Elles ouvrent en tout cas de nouvelles pistes. On comprend mieux pourquoi certaines personnes sont plus sujettes à l'addiction que d'autres : la solidité du lien entre les deux « coureurs », sérotonine et noradrénaline, est sans doute influencée par l'histoire individuelle - en accord avec l'observation selon laquelle les sujets qui ont subi des stress dans la petite enfance deviennent plus facilement dépendants. D'autre part, les effets sur les animaux de laboratoire sont réversibles, même s'ils peuvent durer très longtemps (plusieurs mois pour des souris, ce qui pourrait signifier des années pour les humains). On devrait donc, à terme, pouvoir soigner l'addiction même si, pour l'instant, on est loin d'un traitement effectif : « Aujourd'hui, le meilleur remède connu, c'est le temps et l'élimination du stress avec, par exemple, une psychothérapie, dit Jean-Pol Tassin. En revanche, les médicaments classiques n'agissent pas.» Pour découvrir de nouveaux traitements, il faudra comprendre plus précisément le mécanisme biologique par lequel les substances addictives dissocient le couple noradrénaline-sérotonine. Pour les neurobiologistes, la tâche risque de ressembler davantage à une course de fond qu'à un sprint. Libellés : Accro, Alcool, Alcoolique, Anti-drogues, Antitabac, Arreter, Dependance, Experience, Psychotropes 07 avril 20063 joints = 1 paquet de cigarettesFumer trois joints équivaut à fumer un paquet de cigarettes. La fumée de cannabis contient "sept fois plus de goudrons et monoxyde de carbone que celle du tabac", selon un test du magazine "60 millions de consommateurs" qui calcule que "3 joints = 1 paquet de cigarettes". Le mensuel de l'Institut national de la consommation s'est servi d'une machine à fumer pour faire ce test dont le but était de comparer les teneurs en nicotine, goudrons, monoxyde de carbone, benzène et toluène dans les fumées principales de joints de cannabis et de tabac. L'INC précise avoir "collaboré avec la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) qui a procuré la matière première" et qu'il "a dû obtenir toutes les autorisations pour transporter et détenir les substances nécessaires". 280 joints confectionnés Ce test a été fait à partir d'herbe de cannabis et de résine. Pour ce faire, l'INC "au total, a confectionné 280 joints". Résultats : "la fumée de cannabis contient sept fois plus de goudrons et de monoxyde de carbone que celle du tabac", note 60 millions dans son édition d'avril. Le joint de résine et tabac fait inhaler deux fois plus de benzène et trois fois plus de toluène. Même avec un joint d'herbe pure, les quantités de goudrons et de CO dépassent celle d'une cigarette, d'après les mesures. "Le cannabis est de loin la drogue illicite la plus consommée en France", souligne le magazine. Le mensuel a pris la "Marlboro rouge, la cigarette la plus fumée" comme point de comparaison. La machine à fumer est le même que celle qui sert pour le tabac afin d'établir les teneurs en nicotine et goudrons qui sont inscrites sur le paquet. 31% des 15/64 ans ont déjà consommé du cannabis "Fumer trois joints tous les jours - ce qui devient fréquent- fait courir les mêmes risques de cancers ou de maladies cardio-vasculaires que fumer un paquet de cigarettes", assène le mensuel. Outre les mesures selon la norme internationale "Iso" prévue pour le tabac, des analyses ont été faites, avec filtre de carton, "selon des paramètres plus proches des conditions réelles" de consommation. "Les teneurs sont plus élevées que celles du fumage selon la norme Iso : deux fois plus environ pour la nicotine et les goudrons, trois fois plus pour le CO", relève le mensuel. En 2005, le nombre de fumeurs de tabac et de buveurs d'alcool a diminué tandis que le nombre d'adeptes du cannabis a augmenté : 31 % des personnes âgées de 15 à 64 ans déclarent en avoir consommé au cours de leur vie. Ils n'étaient que 25 % en 2000. Libellés : Alcool, Anti-drogues, Antitabac, Cannabis, Cigarettes, Goudrons, Joint, Tabac, Toxicomanie 31 mars 2006Les ravages du tabagisme passifCoïncidence ? Au moment où le gouvernement français évoque le projet d'une interdiction absolue de fumer dans les lieux publics, un rapport publié à Bruxelles par Smoke Free Partnership indique que le tabagisme passif fait quelque 79 000 morts par an dans les 25 pays de l'Union européenne. Quelque 72 000 personnes sont victimes de ce tabagisme passif à leur domicile et 7 000 sur leur lieu de travail. Le bilan chez les personnes travaillant dans les bars, restaurants et discothèques atteint 325 morts par an, soit près d'une personne par jour. Explication : la fumée produite entre deux bouffées lorsque la cigarette se consume entre les doigts du fumeur est plus toxique que celle inhalée et exhalée par le fumeur car la combustion se fait à plus basse température et relâche alors les composés les plus nocifs. Libellés : Anti-drogues, Antitabac, Cigarettes, Ravages, Tabac, Tabagisme, Toxique 07 février 2006Mieux vaut courir...Faire simplement trente minutes de «marche rapide» trois fois par semaine, sans même courir, a, au bout de quatre mois, un effet exactement identique à celui d'un antidépresseur... Des chercheurs de l'université de Duke, aux Etats-Unis, ont récemment comparé le traitement de la dépression par le jogging à l'effet obtenu par le Zoloft, un antidépresseur. Après quatre mois de traitement, les patients soignés par l'une et l'autre méthode se portaient exactement aussi bien. Le médicament n'offrait aucun avantage par rapport au jogging. Au bout d'un an, en revanche, on notait une différence importante : plus d'un tiers des patients sous Zoloft étaient retombés en dépression, tandis que 92 % des joggeurs se sentaient parfaitement bien ! Une autre étude a montré qu'il n'était pas nécessaire d'être jeune -- et en bonne santé pour profiter de l'exercice physique. Pour des patients déprimés, âgés de 50 à 80 ans, faire simplement trente minutes de «marche rapide», sans courir donc, et ce trois fois par semaine, a, au bout de quatre mois, un effet exactement identique à celui d'un antidépresseur... Est-il alors justifié de prescrire des antidépresseurs ? Cliquez ici pour obtenir quelques réponses ! Libellés : Anti-drogues, Antidepresseurs, Antitabac, Depression, Jogging, Zoloft 24 décembre 2005Le GSM peut provoquer manque et anxiétéSelon une étude britannique, les utilisateurs de téléphones portables peuvent ressentir du stress et de l'anxiété s'ils se trouvent séparés de leur téléphone portable pour une période prolongée. 90% des personnes interrogées dans le cadre de cette enquête ont affirmé ne pas pouvoir s'empêcher de consulter leur téléphone au moins une fois par heure. Quatre personnes sur cinq disent se sentir mal à l'aise si leur téléphone est hors de portée pour une période prolongée et 84% ne laissent jamais leur portable hors de vue. Perdre son portable est pire que perdre son porte-feuille ou ses clés de maison pour 60% des personnes ayant participé au sondage. Pour une personne sur sept, être séparé de son portable se traduit par un sentiment d'anxiété. "Les gens commencent à considérer leur téléphone portable comme un être humain car il symbolise contact, amitié et attention", a commenté le docteur David Nott, spécialiste des addictions au Priory hospital de Southampton (sud de l'Angleterre), consulté dans le cadre de cette enquête. Libellés : Accro, Addiction, Anti-drogues, Dependance, GSM, Manque, Stress, Telephone-portable 11 novembre 2005Le cannabis : une porte vers les drogues duresLes jeunes consommateurs de cannabis présentent, les scientifiques l'ont déjà mis en évidence, un risque plus important d'évoluer vers la consommation de drogues dures. La détermination des causes de cette évolution a suscité de violentes controverses. Une nouvelle étude portant sur des jumeaux écarte le rôle d'une composante génétique forte. Les chercheurs ont étudié plus de 300 couples de vrais et faux jumeaux de même sexe, dans lesquels un des jumeaux avait commencé à consommer du cannabis avant son 17ème anniversaire et l'autre non. Ils ont constaté que le consommateur précoce présentait deux à cinq fois plus de risques d'évoluer vers une consommation de drogues plus dures ou de devenir dépendant de l'alcool. Le fait que les résultats concernant les vrais jumeaux, qui ont en commun les mêmes gènes, ne diffèrent pas de ceux des faux jumeaux, suggère que cette évolution n'est pas la résultante des gènes. Beaucoup de consommateurs de drogues dures ont suivi un cheminement menant de la cigarette et de l'alcool au cannabis, à l'héroïne et à la cocaïne. Certains chercheurs avaient alors émis l'hypothèse selon laquelle les drogues douces constituaient une porte d'entrée vers des substances plus dures. Certes, tous ceux qui prennent un verre ne finissent pas dépendants de la cocaïne. Mais très rares sont les consommateurs de drogues dures qui n'ont pas d'abord essayé le cannabis. La nouvelle étude confirme que cette porte d'entrée est bien réelle. Source : Centre International de Recherche Scientifique Libellés : Anti-drogues, Cannabis, Consommation, Drogues-dures, Risques 22 octobre 2005Aux enfants de la chanceAux enfants de la chance qui n'ont jamais connu les transes des shoots et du shit je dirai en substance ceci : touchez pas à la poussière d'ange...angel dust en shoot ou en shit zéro héro à l'infini Je dis dites-leur et dis-leur... de casser la gueule aux dealers... qui dans l'ombre attendent leur heure l'horreur d'min nuit Aux enfants de la chance qui n'ont jamais connu les transes des shoots et du shit je dirai en substance ceci Ne commettez pas d'imprudences surtout n'ayez pas l'imprudence de vous faire foutre en l'air avant l'heure dite comme samantha edith et dites... Je dis dites-leur et dis-leur de casser la gueule aux dealers qui dans l'ombre attendent leur heure l'horreur d'min nuit Aux enfants de la chance qui n'ont jamais connu les transes des shoots et du shit je dirai en substance ceci... N'approchez pas le magic mushroom n'essayez surtout pas le free base car c'est lui qui vous baise c'est celui qui vous baise à l'aise Je dis dites-leur et dis-leur de casser la gueule aux dealers qui dans l'ombre attendent leur heure l'horreur d'min nuit Aux enfants de la chance qui n'ont jamais connu les transes des shoots et du shit je dirai en substance ceci Touchez pas au dragon chasing chasse au dragon qui se prend en shoot ou en shit zéro héro à l'infini Je dis dites-leur et dis-leur de casser la gueule aux dealers qui dans l'ombre attendent leur heure l'horreur d'min nuit Textes de Serge Gainsbourg Libellés : Anti-drogues, Aux-enfants-de-la-chance, Scopitone, Serge-Gainsbourg |